Histoire et patrimoine

Grézieu-la-Varenne (Rhône) Vue générale

Située aux portes de la Métropole de Lyon, la commune de Grézieu-la-Varenne est appréciée pour sa qualité de vie, son environnement naturel entre monts et plaines, et son identité rurale préservée. En 2026, elle compte plus de 6 500 habitants.

La commune est jumelée avec Finale en Emilie (Italie).

Histoire de la commune

16e – 17e siècles

Comme beaucoup de villages français, Grézieu subit les guerres de religion jusqu’à la signature de l’édit de Nantes en 1598. Malgré quelques progrès agricoles et commerciaux, la population souffre de la faim. Des impôts conséquents, des famines, des catastrophes climatiques, la hausse de la mortalité et les épidémies de peste marquent le 17e siècle. En 1697, Grézieu ne compte que 246 habitants.

18e – 19e siècles : début des activités de blanchissage

Grâce aux nombreux établissements religieux, dont des hôpitaux à Lyon, l’ouest lyonnais devient un lieu important pour le blanchissage du linge des communautés religieuses, puis de la bourgeoisie. Grézieu, Craponne et Brignais développent cette activité.

Deux faits majeurs ont lieu au 19e siècle :

  • La séparation de Craponne (1834) : ce hameau, désormais plus important que Grézieu, devient une commune indépendante ;
  • L’essor du blanchissage : l’eau pure des Monts du Lyonnais et le vent régulier favorisent l’implantation de nombreuses blanchisseries, souvent tenues par des agriculteurs qui cherchent à diversifier leurs revenus. En 1860, Grézieu compte déjà 36 blanchisseries. L’activité poursuit son développement au début du 20ᵉ siècle, atteignant 65 établissements en 1936. Cette progression témoigne de l’importance économique et sociale du blanchissage dans la commune, qui a durablement marqué son identité locale.

20e siècle : industrialisation, déclin du blanchissage et essor résidentiel

Après la Seconde Guerre mondiale, l’arrivée des machines à laver dans les foyers et le développement des laveries industrielles provoquent la disparition progressive de toutes les blanchisseries gréziroises.

Grézieu accueille de nombreuses résidences secondaires, comme les autres communes proches de Lyon. Pendant la guerre, c’est une zone de refuge pour les Lyonnais cherchant à échapper à l’occupant et à mieux se ravitailler.

Grâce au petit train Lyon-Vaugneray et à l’amélioration des moyens de communication, le village se développe tout en conservant son caractère rural, contrairement à d’autres communes voisines plus urbanisées.

Le Lyon Vaugneray (Omnibus et Tramways de Lyon) traversant la RN89, dite route de Bordeaux, à Grézieu la Varenne. Cliché : F. Collardeau (1954).

En 1956, la municipalité de Grézieu-la-Varenne demande à maître Tricou, célèbre érudit lyonnais, de doter la commune d’un blason. Ce dernier est inspiré des blasons :

  • De la famille de la Barge, longtemps propriétaire du château de la Barge ;
  • De la famille Charrier, qui s’est installée dans le même château de la Barge en 1628 ;
  • Du chapitre des chanoines de Saint-Just de Lyon, les principaux seigneurs de Grézieu jusqu’en 1789.

Patrimoine

Eglise Saint-Roch et son carillon

En 913, date de la fondation de la paroisse de Grézieu, une version primitive de l’église est construite.

L’architecte lyonnais François Merlin a conçu les plans de l’église édifiée en 1872. Son clocher a été surélevé en 1906. Jusqu’en 1935, le clocher comptait 2 cloches. Après que l’une d’elles s’est brisée, les établissements « Les fils de G. Paccard », fondeurs de cloches à Annecy-le-Vieux, ont fabriqué 5 nouvelles cloches, bénites et installées dans le clocher en 1939. Depuis, d’autres cloches de la fonderie Paccard ont élargi les capacités musicales du carillon, qui compte à ce jour 36 cloches.

Le clocher de l’église a été restauré en 2024.

Les bénévoles de l’association des « Amis de l’orgue et du carillon » soutiennent l’activité du carillon. Vous pouvez notamment le visiter lors des journées européennes du patrimoine en septembre.

Croix de chemins

La commune compte 6 croix, rénovées entre 2024 et 2026 sur proposition du comité de quartier Grézieu sud-ouest.

Croix du chemin de ronde (1743)
Croix des Cornures
(XVIIIe siècle)
Croix des Attignies
(1850)
Croix des Brosses
(1851)
Croix du Bois Brouillat
(1882)
Croix du cimetière
(1882)

Tours ronde et carrée

Au 12e siècle, les chanoines barons du chapitre de Saint-Just font bâtir une muraille autour de la cité dont ils étaient propriétaires. Leur objectif était de protéger la cité des hordes guerrières qui hantaient les campagnes.

Aux 13e et 14e siècles, les tours ronde et carrée renforcent le dispositif de protection. Sous le règne de Louis XVIII, la tour carrée est abaissée de moitié pour des raisons de sécurité.

En 2004, la tour carrée est réhabilitée.

Tour ronde
Tour carrée

Borne de la voie sacrée

Grézieu la Varenne - Bar le Duc Ils combattirent et moururent héroïquement avec l'espérance que cette guerre, qu'ils n'avaient pas voulue, serait la dernière.

En 1968, sous le mandat de Joël Chotard, une borne est installée place des Anciens Combattants. Elle rend hommage aux grézirois ayant participé à la bataille de Verdun en 1916. Il s’agit d’une copie des 57 bornes qui jalonnent la route reliant les villes de Bar-le-Duc à Verdun (Meuse).

En 2025, sur proposition du comité de quartier Bordon Le Rat Miblanc, elle est mise en valeur grâce à un nettoyage, l’installation d’un panneau d’information expliquant sa fonction et la création d’un aménagement paysager autour. L’inauguration a eu lieu à l’issue de la cérémonie du 11 novembre.

Château de la Barge

Au 16e siècle, la famille de La Barge, originaire d’Auvergne, aurait reçu la propriété d’un château situé à cet endroit, qui s’appelait auparavant La Barrelière.

Lucien Blanc, maire de Grézieu de 1896 à 1909, a acquis le château à la fin du 19e siècle. Différents propriétaires se sont ensuite succédés.

Dans les années 1970, les bâtiments deviennent un foyer d’accueil pour jeunes, complété par un centre de formation et un restaurant d’application.